AccueilBlog › Les affirmations positives fonctionnent-elles

Les affirmations positives fonctionnent-elles ? Pour certaines, oui.

Tu as déjà essayé. Devant le miroir. Ou dans ta tête le matin. Une phrase forte, répétée, en espérant qu'elle finisse par prendre.

Et il y a de bonnes chances que tu te sois sentie ridicule.

Si ça t'est arrivé, tu n'as pas mal fait. Il y a une raison précise. Elle est mesurée. Et le plus intéressant, c'est qu'elle t'indique quoi faire à la place.

L'étude

En 2009, des chercheurs canadiens ont demandé à des participants de répéter une phrase simple pendant quatre minutes : « je suis quelqu'un qu'on peut aimer ». Une cloche sonnait toutes les quinze secondes pour leur rappeler d'y revenir.

Avant ça, ils avaient mesuré à quel point chacun s'appréciait lui-même.

Les résultats se sont séparés en deux.

Les personnes qui allaient déjà plutôt bien se sont senties un peu mieux.

Les personnes qui avaient une mauvaise image d'elles-mêmes se sont senties plus mal qu'avant de commencer.

Pourquoi ça se retourne

Parce qu'une phrase trop loin de ce que tu vis ne reste jamais seule.

Tu dis « je suis quelqu'un qu'on peut aimer ». Une deuxième voix répond aussitôt : alors pourquoi il est parti. Tu dis « je suis un aimant à argent ». Elle répond : regarde ton compte.

Tu croyais répéter une phrase. En réalité tu viens de lancer un débat. Et c'est la contradiction que tu entends le plus fort.

Plus l'écart entre la phrase et ta réalité est grand, plus l'objection est forte. C'est mécanique. Ça n'a rien à voir avec ta volonté.

Le détail que presque personne ne cite

C'est là que l'étude devient vraiment utile, parce qu'il y avait un troisième groupe.

À celui-là, on n'a pas demandé de croire la phrase. On lui a demandé de regarder en quoi elle était vraie et en quoi elle ne l'était pas. De tenir les deux en même temps.

Ce groupe-là ne s'est pas senti plus mal.

Autrement dit : ce qui blesse, ce n'est pas l'affirmation. C'est le fait de se battre contre l'objection.

Tu n'as pas à choisir entre « je suis magnétique » et « je ne le suis pas ». Tu peux tenir les deux. C'est cette version-là qui ne fait pas mal. C'est celle qui laisse la phrase travailler.

Comment s'en servir quand la phrase te paraît trop grande

Tu n'as pas besoin de changer d'affirmation. Tu as besoin de changer ce que tu en fais.

Mon guide gratuit contient trois exercices pour ce soir. Tu n'as rien à te forcer à croire dedans.

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Ce que cette étude ne teste pas

Je te le dis parce que tu as le droit de savoir jusqu'où va la preuve.

Elle teste quatre minutes de répétition volontaire, en pleine attention, avec une cloche qui te rappelle de te concentrer. C'est une situation d'effort.

Elle ne teste pas ce que tu fais quand tu écoutes un audio le soir en te détendant, sans chercher à te convaincre, sur plusieurs semaines. Ce n'est pas le même format.

Attention, je ne suis pas en train de te dire que ça prouve que mon format est meilleur. Ça ne le prouve pas. Ça veut simplement dire que cette étude ne parle pas de ça. Je préfère te le dire plutôt que de m'en servir comme d'un argument que je n'ai pas.

Ce qui est solide, en revanche

Il existe une autre famille de travaux, beaucoup plus large, sur un exercice différent.

Là, on ne te demande pas d'affirmer une qualité. On te demande d'écrire ce qui compte le plus pour toi. Et pourquoi. Ta famille, ta liberté, ton honnêteté. Ce que tu défends.

Cet exercice-là a des effets répliqués et durables : moins de stress, plus de ressources pour encaisser un coup dur.

La différence est intéressante. Dans un cas tu te déclares quelque chose. Dans l'autre tu te rappelles ce qui te tient debout. Le second ne déclenche aucune objection, parce qu'il n'y a rien à contredire.

Ce que je crois, moi

Je crois que les mots portent quelque chose. Qu'ils ne sont pas juste du son. Qu'ils travaillent même quand on ne les écoute pas de front.

C'est une conviction. Je te la donne comme telle, pas comme un résultat. Tu es libre de la prendre ou de la laisser. Ça ne change rien à ce qui est écrit au-dessus.

Alors on fait quoi

Tu gardes tes affirmations. Tu arrêtes juste de les vivre comme un examen que tu réussis ou que tu rates.

Elles ne sont pas là pour être crues sur commande. Elles sont là pour être entendues assez souvent pour que l'écart se referme tout seul.

C'est pour ça que je les fabrique en audio plutôt qu'en liste à réciter. Tu n'as rien à te forcer à croire. Tu as juste à laisser tourner.

Activation Magnétique. Les affirmations en audio, à écouter le soir sans effort de conviction. C'est celui que les femmes choisissent le plus souvent pour commencer.

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Tu ne sais pas par où commencer ? Fais le quiz et je te guide.

Pour finir

Si tu t'es déjà sentie nulle devant ton miroir en récitant une phrase à laquelle tu ne croyais pas, tu sais maintenant que ce n'était pas toi le problème.

C'était la consigne. On t'a demandé de te convaincre. Personne ne se convainc.

Les sources :

Joanne V. Wood, W. Q. Elaine Perunovic & John W. Lee, « Positive self-statements: Power for some, peril for others », Psychological Science, 2009, vol. 20, n° 7, p. 860-866. Voir la publication →

Geoffrey L. Cohen & David K. Sherman, « The psychology of change: Self-affirmation and social psychological intervention », Annual Review of Psychology, 2014, vol. 65, p. 333-371. Voir la publication →

Je cite mes sources parce que tu as le droit d'aller vérifier ce que je te raconte.

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